Cicatrices disgracieuses

 

La chirurgie plastique a pour vocation de réparer.

Parfois la cicatrisation n’a pas pu ĂŞtre optimale : suture en urgence, infection, manque de vascularisation, tabagisme, type de traumatisme particulier (brĂ»lure, Ă©crasement ou arrachement, …) ; ainsi une reprise chirurgicale Ă  distance, dans de meilleures conditions, peut ĂŞtre la solution.

Il existe de nombreux autres procĂ©dĂ©s efficaces pour amĂ©liorer les cicatrices (notamment les lasers) mais ils ne s’adaptent pas Ă  toutes les demandes.

Ils sont intĂ©ressants pour des irrĂ©gularitĂ©s « spontanĂ©es Â» (acnĂ©, vergetures, …), pour attĂ©nuer une cicatrisation trop prolifique sur  une suture chirurgicale de bonne qualitĂ© (cicatrice hypertrophique ou chĂ©loĂŻde : rouge, en relief, grattante, …) ou pour estomper une cicatrice de bonne qualitĂ©.

 

Il reste de nombreux cas, où la chirurgie est nécessaire :

 

- Les cicatrices de brĂ»lure ou Ă©quivalent : elles se prĂ©sentent sous forme d’un placard moins souple, adhĂ©rent, irrĂ©gulier, de couleur parfois inhomogène.

- Les cicatrices Ă©largies : elles peuvent ĂŞtre la consĂ©quence d’une rĂ©ouverture après suture, d’une absence de suture initiale (après traumatisme), ou souvent car placĂ©es dans des zones aux contraintes mĂ©caniques fortes (coudes, genoux, dos,…).

- Les cicatrices en « marche d’escalier Â» : lorsqu’il y a un dĂ©calage du niveau des deux berges.

- Les cicatrices adhĂ©rentes : elles collent en profondeur (consĂ©quences parfois d’une infection, d’un manque de « chair Â» en-dessous, …).

- Les cicatrices rĂ©tractiles : la cicatrice s’est transformĂ©e en une corde dure qui empĂŞche de bouger normalement (frĂ©quents sous les bras, le cou, …)

 

 

Il est important de comprendre l’objectif atteignable car parfois l’amélioration est partielle voir non garantie. Certaines cicatrices nécessitent la réalisation de plusieurs interventions.

 

En dehors des cicatrices de brûlures et de quelques cas particuliers, les gestes chirurgicaux en vue de l’amélioration de cicatrices sont considérés comme des actes de chirurgie esthétique et ne sont pas pris en charge par la CPAM (voir).